Drainage du cheval à l’automne : pourquoi et comment l’accompagner ?
L’automne arrive, les températures commencent à changer, le pâturage évolue et le quotidien de nos chevaux peut lui aussi être amené à se modifier.
C’est souvent à cette période que l’on entend parler de « drainage » ou de « cure détox » pour les chevaux.
Mais qu’entend-on réellement par drainage ? Est-ce nécessaire pour tous les chevaux ? Quand peut-on envisager une cure ? Et quelles plantes peuvent être utilisées ?
Chez PhytoComplices, on préfère revenir aux bases et comprendre pourquoi et dans quelles situations une cure de plantes peut avoir sa place dans la routine de votre cheval.
Qu’est-ce qu’un drainage chez le cheval ?
Le terme « drainage » est très utilisé dans le domaine des plantes et des compléments alimentaires, mais il ne correspond pas à un mécanisme médical unique.
Dans le langage courant, une cure drainante désigne généralement une association de plantes traditionnellement utilisées pour soutenir les fonctions naturelles d’élimination de l’organisme, notamment celles du foie et des reins.
Le foie joue un rôle majeur dans de nombreuses fonctions métaboliques et participe notamment à la transformation de différentes substances. Les reins, quant à eux, participent à la filtration du sang et à l’élimination de certaines substances par les urines.
L’objectif d’une cure de plantes n’est donc pas de « nettoyer » littéralement les organes, mais plutôt de les accompagner dans leurs fonctions physiologiques normales.
C’est cette approche que nous privilégions chez PhytoComplices.
Pourquoi parle-t-on particulièrement de drainage à l’automne ?
L’automne constitue une période de transition pour le cheval.
La végétation évolue, la qualité et la quantité de l’herbe changent progressivement, les températures diminuent et certains chevaux voient également leur activité ou leur alimentation évoluer.
C’est aussi une période où l’on peut observer différentes modifications chez certains chevaux :
- changement de qualité du poil ;
- mue et renouvellement du pelage ;
- évolution de l’alimentation ;
- diminution ou modification de l’accès à l’herbe ;
- changement de rythme de travail ;
- transition vers une alimentation plus riche en fourrage ;
- reprise ou modification de l’activité sportive.
Ces changements ne signifient pas qu’un cheval a nécessairement besoin d’un drainage.
En revanche, une période de transition peut être l’occasion de faire le point sur sa ration, son mode de vie et ses besoins, et éventuellement d’intégrer une cure de plantes si celle-ci est pertinente.
Tous les chevaux ont-ils besoin d’une cure drainante ?
Non.
C’est une idée importante à garder en tête.
Il n’est pas nécessaire de donner systématiquement un drainage à tous les chevaux à chaque changement de saison.
Un cheval en bonne santé, avec une alimentation équilibrée et adaptée à ses besoins, peut parfaitement ne pas avoir besoin d’une cure particulière.
La complémentation doit avant tout être réfléchie en fonction de l’individu et de son contexte.
On peut notamment se poser les questions suivantes :
Comment est son alimentation ?
A-t-il récemment changé de ration ?
Comment évoluent ses conditions de vie ?
A-t-il reçu récemment un traitement médicamenteux ?
Est-il en période de compétition ou de travail intense ?
A-t-il des besoins particuliers identifiés ?
Ce sont ces éléments qui doivent guider la réflexion, plutôt que le simple changement de saison.
Quelles plantes sont traditionnellement utilisées pour accompagner le drainage ?
De nombreuses plantes sont traditionnellement utilisées dans les préparations destinées à accompagner les fonctions d’élimination.
Parmi elles, on retrouve notamment :
🌿 Le pissenlit
Le pissenlit est une plante très connue en phytothérapie traditionnelle.
On le retrouve notamment dans les mélanges destinés à accompagner les fonctions digestives et urinaires.
🌿 L’ortie
L’ortie est particulièrement intéressante pour sa richesse naturelle en minéraux et constitue une plante fréquemment utilisée dans l’alimentation et la phytothérapie traditionnelle du cheval.
Elle peut notamment trouver sa place dans des mélanges destinés à accompagner les fonctions d’élimination.
🌿 Le chardon-marie
Le chardon-marie est particulièrement connu pour son utilisation traditionnelle autour du soutien de la fonction hépatique.
Il est donc fréquemment retrouvé dans les mélanges de plantes destinés à accompagner le foie.
🌿 La bardane
La bardane est également utilisée traditionnellement en phytothérapie et peut entrer dans des associations de plantes destinées à accompagner les fonctions d’élimination et l’équilibre général.
Pourquoi associer plusieurs plantes ?
Une cure drainante ne repose pas forcément sur une seule plante.
L’intérêt d’un mélange est de pouvoir associer plusieurs végétaux sélectionnés pour leurs propriétés complémentaires.
Plutôt que de chercher « la plante drainante », on peut donc réfléchir à une association cohérente de plantes.
C’est notamment le principe retenu pour le PhytoDrain‘, notre mélange de plantes destiné à accompagner les fonctions naturelles d’élimination du cheval.
La formule associe plusieurs plantes sélectionnées pour travailler de manière complémentaire autour de cet objectif.
Quand faire une cure de drainage à son cheval ?
L’automne peut être une période intéressante pour envisager une cure, mais il n’existe pas une règle universelle selon laquelle tous les chevaux devraient être drainés à chaque changement de saison.
Une cure peut notamment être envisagée lors d’une période de transition, lorsque l’on souhaite accompagner l’organisme du cheval dans son adaptation à un changement de routine.
Certaines personnes choisissent également de réaliser une cure après certaines périodes particulières, par exemple lorsque le cheval a connu une modification importante de son alimentation ou de son quotidien.
Cependant, la durée et la fréquence d’une cure doivent toujours être adaptées au produit utilisé et aux recommandations qui l’accompagnent.
Plus n’est pas forcément mieux.
Une cure ponctuelle et réfléchie est préférable à une complémentation permanente sans objectif clairement identifié.
Drainage et alimentation : deux éléments à ne pas dissocier
Avant de penser à ajouter un complément, il est intéressant de revenir à la base : l’alimentation du cheval.
Le fourrage constitue la base de son alimentation et sa qualité, sa quantité et son mode de distribution sont des éléments essentiels.
Une ration adaptée, un accès suffisant à l’eau et des conditions de vie cohérentes avec les besoins du cheval sont prioritaires.
Une cure de plantes ne peut pas compenser une alimentation déséquilibrée ou des conditions de vie inadaptées.
La phytothérapie doit donc s’inscrire dans une approche globale du cheval, et non être considérée comme une solution isolée.
Et après un traitement ou une période particulière ?
C’est une question que l’on nous pose régulièrement.
Lorsqu’un cheval a reçu un traitement médicamenteux, il peut être tentant de vouloir immédiatement réaliser une cure de plantes pour « éliminer les médicaments ».
Il faut toutefois être prudent avec ce raisonnement.
Le foie et les reins assurent naturellement de nombreuses fonctions de transformation et d’élimination, et un médicament ne reste pas simplement « stocké » dans l’organisme en attendant qu’une plante vienne le retirer.
Si votre cheval reçoit un traitement, ne remplacez jamais celui-ci par une cure de plantes et ne modifiez pas son protocole sans l’avis de votre vétérinaire.
De la même manière, avant d’introduire un complément, il est préférable de vérifier qu’il est compatible avec la situation de votre cheval.
Et pour les chevaux de compétition ?
Une attention particulière est nécessaire pour les chevaux participant à des compétitions.
Certaines plantes peuvent contenir naturellement des substances susceptibles de poser problème dans le cadre des réglementations antidopage.
Le caractère « naturel » d’un ingrédient ne signifie donc pas qu’il est automatiquement autorisé en compétition.
Si votre cheval sort en concours, pensez à :
- vérifier la composition complète du produit ;
- consulter les recommandations du fabricant ;
- vérifier les règles applicables à votre discipline ;
- respecter les éventuels délais de sécurité recommandés.
En cas de doute, demandez conseil à votre vétérinaire et consultez les règles officielles applicables à votre compétition.
Pourquoi choisir l’automne pour faire le point ?
Finalement, l’intérêt d’une cure automnale ne réside peut-être pas uniquement dans le drainage lui-même.
Le changement de saison est surtout une excellente occasion de faire le bilan.
Votre cheval a-t-il changé de ration ?
Son activité a-t-elle évolué ?
Son poil et son état général ont-ils changé ?
Ses conditions de vie vont-elles être différentes pendant l’hiver ?
A-t-il des besoins particuliers à accompagner ?
C’est en répondant à ces questions que vous pourrez déterminer si une complémentation est réellement pertinente.
PhytoDrain’ : accompagner naturellement les fonctions d’élimination
Chez PhytoComplices, nous avons développé le PhytoDrain’, un mélange de plantes destiné au cheval.
Notre approche repose sur une idée simple :
Prévenir, soutenir et accompagner.
PhytoDrain’ s’intègre dans une démarche de soutien des fonctions naturelles d’élimination de l’organisme et peut trouver sa place notamment lors des périodes de transition.
Comme pour tous les compléments alimentaires, il est important de respecter les recommandations d’utilisation et d’adapter la complémentation aux besoins de chaque cheval.
En résumé
Le drainage n’est pas une étape obligatoire pour tous les chevaux à chaque changement de saison.
L’automne peut néanmoins être une période intéressante pour observer son cheval, faire le point sur son alimentation et son mode de vie et réfléchir à ses besoins.
Si une cure de plantes est pertinente, elle doit être choisie avec attention, en privilégiant une composition cohérente et adaptée au cheval.
Et surtout, gardons en tête que la phytothérapie vient en complément d’une prise en charge globale, et non en remplacement d’un suivi vétérinaire.
Chez PhytoComplices, nous croyons que les plantes ont toute leur place lorsqu’elles sont utilisées de manière réfléchie, adaptée et responsable.